Coup de bluff

Comment une conseillère immobilier a perdu notre confiance ?

Avec Céline, nous sommes toujours à la recherche d’appartements en Ile de France pour réaliser de nouveaux investissements immobiliers.

Nos samedis sont souvent dédiés à l’investissement immobilier. Nous en profitons pour visiter les biens en vente qui correspondent à notre cible (appartement, petite surface, peu de charges, proximité commodités,…).

Hier, nous avons visité un studio vendu loué dans une petite copropriété à 5 min d’une station RER (25/30 min de Paris).

Après la visite, la conseillère immobilier a répondu à l’ensemble de nos questions (raison de la vente, travaux prévus en AG, charges de copropriété…).

Cette conseillère immobilier d’un grand groupe m’a paru très professionnelle dans un premier temps puis cela s’est gâté !

Une première chose qui n’est pas exceptionnelle mais qui m’étonne à chaque fois.  La seconde chose est juste ENORME !

 1) La conseillère immobilier n’avait pas les clés du box…

La conseillere immobiliere n'avait pas les clésCe n’est pas la première fois que nous visitons un bien avec un conseiller immobilier et que celui-ci n’a pas les clés de la cave, du garage, du box…

Hier encore, après avoir visité l’appartement, la conseillère immobilier nous indique que le bien est vendu avec un box à vélos mais qu’elle n’a pas les clés.

Nous terminons donc la visite sans avoir pu voir l’ensemble du bien.

Personnellement, je n’achète pas un bien immobilier sans avoir vu l’ensemble des dépendances mais je suis peut-être unique ? 😉

2) …Et m’a pris pour un lapin de trois semaines !

Après la visite de cet appartement, nous avons remercié la conseillère et nous lui avons indiqué que nous reprendrons contact avec elle.

Ce bien vendu loué nous semblait intéressant mais il nous manquait plusieurs éléments pour prendre une décision :

  • Le bail,
  • Les PV d’assemblée générale,
  • La rencontre avec le locataire (lors de la visite, il était absent),
  • La visite du box à vélo
  •  …
Appel de la conseillere immobilier

Toute ressemblance est purement fortuite. 😉

Quelques heures après la visite, mon téléphone sonna :

« Bonjour M. X, c’est Mme Y de l’agence… »

Vous devez vous douter de ce qu’elle allait me dire…

« Je vous appelle car j’ai une offre sur le bien que vous avez visité ce matin. L’offre n’est pas au prix donc je vous rappelle pour connaitre votre position. »

Venant de visiter le bien, je ne comptais certainement pas faire une offre. Je lui réponds :

« Je n’ai pas pris de décision et je ne souhaite pas me positionner à cet instant. »

Curieux, je lui demande le montant de l’offre.

« J’ai une offre à 42 000 € FAI. Seriez-vous prêt à faire une autre offre ? »

Le prix du bien étant à 43 000 €, j’avoue être dubitatif. Je lui réponds :

« Très bien madame, tant mieux pour le propriétaire. Je ne compte pas faire d’offre
ce soir. Excellente soirée. « 

Je stoppe la discussion.

Et là c’est le délire dans ma tête !

Mais comment un professionnel de l’immobilier peut-il faire ce genre de bourde ?

Bluff ou pas, la confiance est rompue nette. Vous ne croyez pas ?

Perte de confiance envers la conseillere immobiliere1ère hypothèse : l’offre est réelle :  42 000 € au lieu de 43 000 €

Une offre d’un acquéreur avec moins de 3% de négociation est une belle offre. Je pense que nous sommes tous d’accord sur ce point. Personnellement, mes offres sont bien plus agressives.

Si vous faisiez une offre réelle et sérieuse, apprécieriez vous que l’agent appelle tous ses clients pour faire monter les enchères ?

En ce qui me concerne, je n’apprécierais pas du tout.

Si elle ne bluffe pas, elle n’est donc pas fiable.

Comment pouvait-elle croire que j’allais faire une offre ? Et quelle offre pouvais-je faire ?
42 500 € ? Wouaaaa, c’est énorme !!

Pensait-elle que j’allais faire une offre au prix sans avoir tous les éléments ?

L'acquereur invisible2eme hypothèse : l’offre n’existe pas

Cette technique de négociation bluff est connue mais n’est pas digne d’un vrai professionnel de l’immobilier. De plus, avec les 10 jours de réflexion prévus légalement, il est fort probable que l’acquéreur floué se rétracte.

C’est donc la meilleure manière de perdre sa crédibilité auprès de l’acquéreur et du vendeur.

Conclusion :

Avant ce coup de téléphone, nous réfléchissions à faire une contre-visite, puis récupérer l’ensemble des éléments manquants afin de prendre une décision et faire une offre.

Après ce coup de téléphone, nous avons perdu toute confiance en l’intermédiaire, nous stoppons donc toute réflexion sur ce bien et passons à autres choses. Dommage pour le vendeur…


“La confiance est un élément majeur : sans elle, aucun projet n'aboutit.”



- Eric Tabarly

N’hésitez pas à partager vos anecdotes avec nous en laissant un commentaire sous cet article.

A très bientôt sur GDLC,

Pascal, blogueur immobilier sur GagnerDeLaCaillasse.com.

5 Comments

  • Fred

    Reply Reply 11 janvier 2016

    Que solution Auriez vous proposé pour l’hypothèse 1?
    Hypothèse 1: un de ses Collegue à en effet une offre, la conseillère veut faire la vente et ne pas vous faire perdre l’appartement, donc elle vous met au courant.
    Elle vous fait faire l’opération et permet au vendeur de gagner 1000 euros, ce pour quoi elle est mandaté.

    Sinon pour l’Hypothèse 2 : elle bluff, là elle est idiote car mentir n’apporte jamais rien dans l’immobilier.

    • Pascal GDLC

      Reply Reply 11 janvier 2016

      Bonjour Fred,

      Merci pour votre commentaire intéressant.

      Personnellement, je pense que l’hypothèse du bluff est plus probable.

      Concernant votre hypothèse 1 :

      « La conseillère veut faire la vente » : comment peut-elle imaginer que je puisse faire une offre sans avoir consulté le bail, rencontré le locataire, consulté les PV, visité le box…

      « Elle permet au vendeur de gagner 1000 € » : ne connaissant pas ma situation financière, elle risque surtout de perdre une offre à 1000 € de négo pour un refus de prêt éventuel… C’est risqué pour faire gagner 1000 €. Risqué pour le propriétaire.

      J’aurais compris sa démarche (mais pas adhéré) si l’offre était à 35 000 €. L’offre étant plutôt basse.

      Pourquoi je n’aurais pas adhéré ? Tout simplement car lorsque je fais une offre je n’aime pas servir de lièvre.

      Faut pas rêver, un agent immobilier qui vous appelle pour vous donner l’offre d’un autre client acquéreur, fera de même avec vos offres.

      En tant qu’investisseur immobilier, je veux que mon offre soit défendue par le conseiller. Aujourd’hui, le marché est un marché d’acquéreurs (sauf exceptions). Il ne faut pas l’oublier. Profitons-en !

      Ce n’était pas le cas au début des années 2000. A cette époque, c’était le vendeur la pièce maîtresse.

      A bientôt,

      Pascal

  • Roger

    Reply Reply 13 janvier 2016

    … et après on s’étonne que notre profession ai si mauvaise presse. Avec des manœuvres aussi grossières, comment peut-on espérer bâtir la confiance nécessaire à un achat immobilier.
    Merci pour le retour. Roger

    • Pascal GDLC

      Reply Reply 16 janvier 2016

      Bonjour Roger,

      Effectivement, niveau confiance, j’ai connu mieux.

      Une semaine après, il semblerait que le bien soit toujours en vente.

      Résultat des courses : 1 agents qui ne prendra pas de commission, un propriétaire qui ne vend pas et un acquéreur qui s’est envolé.

      Heureusement, il existe des agents immobiliers sérieux.

      Aujourd’hui, j’ai visité un autre bien avec un agent immobilier qui connaissait son secteur et son métier. Ouff !

      A bientôt,

      Pascal

  • Lorelei

    Reply Reply 14 novembre 2016

    Salut,
    Je n’apprécierais pas non plus que mon agent appelle d’autres clients pour faire monter les enchères, surtout si je viens de faire une offre ! Ce qui veut dire qu’il n’a pas l’intention de mettre ma proposition en haut de la pile et intercéder en ma faveur auprès du vendeur :/

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